jeudi 10 juillet 2014

Travaux de base sur Artemis


Artemis ayant passé quelques années sans grand entretien aux Minimes (La Rochelle), elle s'est montrée fort lente, et bouchonneuse lors de son convoyage vers Port Médoc. La grand voile était en fin de vie et se déchirait, la coque était un élevage d'aquaculture.

Bref, il était temps d'agir.

Cette semaine, c'était "mission carénage". Le but était de faire un état des lieux des œuvres vives du voilier (la partie immergée) et de corriger les éventuels défauts.



La sortie d'eau a immédiatement confirmé le manque d'entretien du bateau pendant les 2-3 années précédente : forte population d'algues, vers et coquillages, et plus ennuyant, une jolie fissure sur le safran (point de fragilité impossible à ignorer).




Un petit coup de nettoyeur haute pression a permis de se débarrasser du plus gros de cette flore et de cette faune, ainsi que des quelques grammes d'antifouling résiduel.



Mais je voulais étudier plus précisément la coque (fissures, osmose, délaminage etc.) et j'ai fait procédé à un aérogommage (sablage spécifique à l'entretien des coques) afin de mettre le gelcoat à nu. La bonne surprise était une absence d'osmose, ce qui est rare sur un bateau de cet âge. La mauvaise surprise était une présence de trous, des bulles d'air emprisonnées dans le gelcoat qui avait éclaté et donnaient à la coque un visage "adolescent".



La priorité était de s'occuper de ce safran balafré. Le safran de ce bateau est constitué comme un surf : une forme en mousse entourée de plusieurs couches de fibre de verre liées par du gelcoat.
J'ai disqué en biseau le safran autour de la fissure sur une largeur de 15 cm jusqu'à atteindre la mousse au centre. J'ai ensuite restratifié avec 5-6 couches de fibre de verre. Enfin j'ai masqué le tout avec du mastic epoxy.







Avec un bon ponçage, les couches de peinture et d'antifouling, il n'en paraîtra plus rien. La solidité est clairement renforcée.

Le second chantier était d'assainir la coque en remplissant chaque petit trou avec du mastic epoxy. puis de poncer finement afin de la rendre lisse.




La quille est fortement rouillée. Le traitement idéal serait de la laisser "pleurer" au sec plusieurs mois et de poncer profondément. Ensuite, il faudrait la protéger d'epoxy.
Je n'ai pas de temps pour cela, le voilier doit naviguer cet été. Je choisis de nettoyer le plus gros et de la peindre avec un primocon de base.



L'hélice a été disquée et recouverte d'un très léger film d'antifouling (en bombe). Les anodes "olives" ont été changées. J'en utilise 2 car les précédentes étaient très abîmées.



 


Une fois l'ensemble de la partie émergée lustré, l'ensemble de la partie immergée poncé, il faut appliquer une primaire d'accroche (peinture epoxy bi composant). C'est déjà bien joli.




Enfin, il ne reste plus qu'à effectuer un carénage de base : une couche d'antifouling (enfin 2 couches de matrice dure ici).



Et Artemis est enfin remise à l'eau… et la différence est importante : ça glisse impeccablement et l'hélice est efficace.




jeudi 29 mai 2014

Projet de charte couleur pour Artemis

Artemis est un first 27 de 1979. Je l'ai acheté en début d'année, ai navigué un petit peu avec (une centaine de miles), histoire de trouver les "petits trucs" à revoir… et bien sûr, il y a toujours des choses à revoir.
J'ai prévu de changer la grand voile rapidement : le dacron a bien vieilli, et mes réglages "subtiles" ont clairement montré sa fragilité en diverses déchirures. Je vais plutôt installer une GV en mylar/Taffetas en coupe triradiale.
Je dois aussi mettre la coque complètement à nu, et j'ai choisi d'éviter les jours de grattage en lui payant un rapide et efficace aérogommage. Je pourrai ainsi revoir les œuvres vives, refaire l'antifouling sur base saine, mais aussi repeindre selon mes goûts.

Voici un premier jet : coque bleue clair bande grise, logo Artemis, bande anti-uv et easybag noirs, pont beige.


Qu'en pensez-vous ?

dimanche 15 décembre 2013

Navigation de Noël nouvel an 2012-2013 au départ de Paimpol

Le p'tit Lolo, prêt à envoyer la GV
Passer Noël nouvel an sur un bateau, loin de tout ça vous semble bizarre ?

C'est une expérience que j'ai vécu et j'ai beaucoup aimé.

L'asso, c'était les glénans, une école de voile très connue.

Les partenaires, l'équipage, c'était de parfaits inconnus, du moins au début …

Est-ce que l'on garde forcément contact après ?

Non, rarement… mais on aura passé un bon moment. Et puis de temps à autre, on en croise un ou une sur un ponton, sur un bateau.

Bref on se fabrique des tranches de vie.
Renaud et Arthur jouent à force rouge.
 Matteo et Laurent jouent à force noire…
Le bateau était un bongo 8,70… le célèbre Anita Bomba à coque jaune. Excellent ce bateau. Il nous a emmener à Saint-Malo, dans les anglo-normandes, à Chausey etc.

Franck s'essaie à la navigation.
Renaud zen au milieu de cet équipage tranquille

Nous avons croisé quelques dauphins, bien sûr, en passant au large de Cap Fréhel …










Nous avons également livré courageusement une double bataille contre Quentin et son vaillant équipage "débutants" sur Ann Bonny  :

Les Chefs de bord se livraient à une bataille navale sur la VHF tandis que les équipages régataient fièrement … On a gagné, évidemment…

Anita quoi ! 


Petite vidéo du moment clé, où dans une mer déchaînée (heu… pas vraiment) nous déposons le Quentin-team :




Bref de malheureuses journées ^^

Une grande partie de la journée était consacrée à … rien… juste se laisser vivre dans ce monde penché …





Mais allez-vous me dire, il n'était pas très mixte votre équipage !

Et qui prenait toutes ces photos d'après vous ?



 Merci Flo !


Premier billet

Ceci est juste un blog pour centraliser mes photos et souvenirs de navigation.